Comment progresser vers Dieu? Comment grandir en sainteté? A partir des « 7 Demeures » de sainte Thérèse d’Avila et de l’enseignement de saint Jean de la Croix, nous présentons les grandes étapes de l’itinéraire spirituel chrétien. Nous nous appuyons sur notre livre : « Progresser vers Dieu », aux éditions de l’Emmanuel.
- Dans ce premier enseignement, nous abordons la question de la croissance spirituelle.
Feuille de route (plan et citations) : https://apprendreaprier.net/ressources/session-progresser-vers-Dieu-FR1.pdf
- Dans ce deuxième enseignement, nous abordons les commencements de la vie spirituelle : les premières et deuxièmes Demeures selon Thérèse d’Avila.
Feuille de route (plan et citations) : https://apprendreaprier.net/ressources/session-progresser-vers-Dieu-FR2.pdf
- Dans ce troisième enseignement, nous abordons les troisièmes Demeures décrites par Thérèse d’Avila, qui correspondent à une vie chrétienne assumée pleinement : on pourrait dire que c’est vivre en « bon catho » !
Feuille de route (plan et citations) : https://apprendreaprier.net/ressources/session-progresser-vers-Dieu-FR3.pdf
- Dans ce quatrième enseignement, nous abordons le passage aux quatrièmes Demeures avec le don de soi et la Nuit des sens selon saint Jean de la Croix.
Feuille de route (plan et citations) : https://apprendreaprier.net/ressources/session-progresser-vers-Dieu-FR4.pdf
- Dans ce cinquième enseignement, nous abordons les 5e, 6e et 7e Demeures, comment développer la paix intérieure, et comment les saints Louis et Zélie Martin ont traversé les différentes étapes spirituelles.
Feuille de route (plan et citations) : https://apprendreaprier.net/ressources/session-progresser-vers-Dieu-FR5.pdf
Un résumé en 8 minutes :
1- La vie spirituelle est appelée à grandir
Introduction
« 16 Et voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : “Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?” 17 Jésus lui dit : “Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements.” » (Mt 19, 16‑18) ;
« 36 “Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ?” 37 Jésus lui répondit : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. 38 Voilà le grand, le premier commandement. 39 Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40 De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes.” » (Mt 22, 36‑40)
A) Il existe une croissance de la vie spirituelle avec des étapes
A-1) Une expérience commune
A-2) L’enseignement des Ecritures
« Depuis le temps, vous devriez être capables d’enseigner mais, de nouveau, vous avez besoin qu’on vous enseigne les tout premiers éléments des paroles de Dieu ; vous en êtes au point d’avoir besoin de lait, et non de nourriture solide. Celui qui est encore nourri de lait ne comprend rien à la parole de justice : ce n’est qu’un petit enfant. Aux adultes, la nourriture solide, eux qui, par la pratique, ont des sens exercés au discernement du bien et du mal [He 5, 12-14, voir 1 Co 3, 1-3]. »
« Si l’âme grandit, et c’est la vérité, elle ne grandit pas cependant à la manière des corps. Le petit enfant qui s’est développé et est arrivé à la taille de l’homme mûr, ne recommence pas à décroître et à reprendre un petit corps. Pour l’âme, le Seigneur veut qu’il en soit ainsi [Vie, 15]. »
A-4) Dans l’histoire de l’Eglise
A-5) Existe-t-il un itinéraire spirituel universel ?
« Il n’y a pas deux âmes qui se ressemblent par moitié » (VF, 3, 56-62)
« Et il faut remarquer qu’en ces deux couplets est contenu tout le reste que Dieu a coutume de communiquer en ce temps à une âme. Mais on ne doit pas entendre que toutes celles qui parviennent à cet état reçoivent tout ce qui est déclaré en ces deux strophes, ni en une même manière et en une pareille mesure de connaissance et de sentiment. Parce qu’à quelques âmes on en donne plus, à d’autres moins; à celles-ci d’une façon, à celles-là d’une autre, bien qu’en cet état de fiançailles spirituelles l’un et l’autre puissent arriver. Mais on met ici le plus qu’il y puisse être afin que tout y demeure compris. » (CS A, 13-14, p.751)
« En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu » (Rm 8, 14).
A-6) Une croissance de toute la personne
La croissance spirituelle pourrait être définie comme la réponse progressive de la personne humaine, avec toutes ses dimensions, à Dieu qui l’appelle à la sainteté. Ce progrès ne concerne pas uniquement la prière. Il s’incarne dans tout ce qui fait la vie ordinaire, car il s’agit en fin de compte d’une croissance dans la charité qui consiste à aimer Dieu et son prochain comme soi-même.
Toutes les dimensions : Notamment : ses trois parties : corps, âme, esprit ; ses trois facultés : mémoire, intelligence, volonté ; selon les trois dimensions temporelles : passé, présent, futur ; par l’exercice des vertus humaines et théologales ; selon la singularité personnelle et dans sa relation avec les autres.
B) L’enseignement de sainte Thérèse d’Avila
B-1) Parcours de sa vie (1515-1582)
B-2) Ses ouvrages
La Vie
Le Chemin de la Perfection
Les Fondations
Le livre des Demeures (le Château intérieur)
B-3) Les 7 Demeures
Une intériorisation, une intimité croissante avec Jésus
« 1. Aujourd’hui, comme je suppliais le Seigneur de parler à ma place, puisque je ne trouvais rien à dire, ni comment entamer cet acte d’obéissance, s’offrit à moi ce qui sera, dès le début, la base de cet écrit : considérer notre âme comme un château fait tout entier d’un seul diamant ou d’un très clair cristal, où il y a beaucoup de chambres, de même qu’il y a beaucoup de demeures au ciel. Car à bien y songer, mes sœurs, l’âme du juste n’est rien d’autre qu’un paradis où Il dit trouver ses délices. […]
3 Considérons donc que ce château a, comme je l’ai dit, nombre de demeures, les unes en haut, les autres en bas, les autres sur les côtés ; et au centre, au milieu de toutes, se trouve la principale, où se passent les choses les plus secrètes entre Dieu et l’âme. » (1D, 1, 1 et 3)
C) Regarder Jésus !
Chemin de la Perfection CHAPITRE 42
« 1. […] pour prier comme il faut, vous devez, vous le savez, commencer par examiner votre conscience, réciter le Confiteor [=Je confesse à Dieu (examen de conscience)] et faire le signe de la croix.
Ensuite, et puisque vous êtes seules, essayez, mes filles, de trouver une compagnie. Mais quelle meilleure compagnie que celle du Maître lui-même qui vous a enseigné la prière que vous allez réciter ?
Imaginez que le Seigneur est tout près de vous, et regardez avec quel amour et avec quelle humilité il vous instruit. Croyez-moi, faites tout votre possible pour ne jamais vous séparer d’un si bon ami. Si vous vous habituez à le garder près de vous, et s’il voit que vous le faites avec amour et que vous vous efforcez de le contenter, vous ne pourrez plus, comme on dit, vous en débarrasser ; il ne vous manquera jamais, il vous aidera dans toutes vos difficultés, il sera partout avec vous. Pensez-vous que ce soit peu de chose que d’avoir un tel ami à vos côtés ?
2. O âmes qui ne pouvez discourir beaucoup avec 1’entendement ni fixer votre pensée sur Dieu sans être aussitôt distraites, prenez, prenez cette habitude ! […]
3. Je ne vous demande pas de penser à lui, ni de forger quantité de concepts ou de tirer de votre esprit de hautes et subtiles considérations ; je ne vous demande que de fixer sur lui votre regard. […] Mes filles, votre Époux ne vous quitte jamais des yeux ; il a supporté de votre part mille choses laides et abominables, et ces offenses contre lui n’ont pas suffi pour qu’il détournât de vous ses regards. Est-ce donc beaucoup que vous détourniez les yeux de l’âme des choses extérieures pour les porter quelquefois sur lui ? Songez, comme il le dit à l’Épouse, qu’il n’attend de vous qu’un regard ; vous le trouverez tel que vous le désirerez. Il estime tant ce regard que, de son côté, il ne négligera rien pour l’avoir.
4. [… Le Seigneur] se fait votre sujet, et il veut que vous soyez les souveraines ; il se soumet à votre volonté. Si vous êtes joyeuse, contemplez-le ressuscité : rien qu’à l’imaginer sortir du sépulcre, vous serez remplies d’allégresse. Quelle clarté, quelle beauté, quelle majesté ! quel air de victoire et de jubilation ! Il est sorti glorieux du champ de bataille où il a gagné un immense royaume qu’il veut tout entier vous offrir, en même temps qu’il se donne lui-même à vous. Est-ce donc beaucoup que vous éleviez parfois les yeux vers celui qui vous fait un tel don ?
5. Si vous êtes dans l’épreuve ou la tristesse, regardez-le attaché à la colonne, accablé de douleurs, toutes ses chairs mises en lambeaux tant est grand l’amour qu’il a pour vous, persécuté par les uns, couvert de crachats par les autres, renié par d’autres encore, sans amis, sans personne qui prenne sa défense, transi de froid, si totalement abandonné que vous pouvez vous consoler l’un l’autre. Regardez-le encore, au jardin des Oliviers, ou sur la croix, ou bien quand il fléchissait sous son poids et ne pouvait pas même reprendre haleine ; il tournera vers vous ses yeux si beaux, si compatissants, tout remplis de larmes, et il oubliera ses souffrances pour vous consoler des vôtres, uniquement parce que vous allez chercher consolation près de lui et que vous tournez la tête pour le regarder. »
Deux questions pour prolonger
– Ai-je envie de progresser dans ma vie spirituelle, c’est-à-dire dans l’amour de Dieu et de mon prochain ?
– Quel pas de plus voudrais-je faire dans l’amour ?
2- Les commencements
A) Aperçu global de l’itinéraire
A-1) Vue d’ensemble
A-2) Une image : de la barque amarrée au voilier de course
B) La porte du Château : l’oraison
B-1) Entrer dans le Château de son âme par la prière
« Puisque ce château est l’âme, il est clair que [l’âme] n’a pas à y pénétrer, puisqu’il est elle-même ; tout comme il semblerait insensé de dire à quelqu’un d’entrer dans une pièce où il serait déjà. Mais vous devez comprendre qu’il y a bien des manières différentes d’y être ; de nombreuses âmes sont sur le chemin de ronde du château, où se tiennent ceux qui le gardent ; peu leur importe de pénétrer l’intérieur, elles ne savent pas ce qu’on trouve en un lieu si précieux, ni qui l’habite, ni les salles qu’il comporte. Vous avez sans doute déjà vu certains livres d’oraison conseiller à l’âme d’entrer en elle-même ; or, c’est précisément ce dont il s’agit [1D 1, 5]. »
« La porte d’entrée de ce château est l’oraison et la considération […]. [La personne] qui ne considère pas à qui elle parle, et ce qu’elle demande, et qui est celle qui demande, et à qui, je n’appelle pas cela faire oraison, pour beaucoup qu’elle remue les lèvres [1D 1, 7]. »
B-2) Définition de l’oraison par Thérèse d’Avila
Pour Thérèse d’Avila, l’oraison « n’est qu’un échange intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé. » (Vie, 8)
« Quant à nous, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier. » (1 Jn 4, 19) Dieu nous aime, nous essayons de lui répondre par notre amour, de façon personnelle, « intime » : voilà l’oraison, la prière.
C) Les premières et les deuxièmes Demeures
C-1) Les premières Demeures : une vie chrétienne anémiée
« Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. » (Lc 8, 14)
« Jésus lui dit : “Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements.” » (Mt 19, 17)
C-2) Les deuxièmes demeures
« Les âmes qui habitent les secondes Demeures entendent donc les appels que leur adresse le Seigneur, parce qu’elles sont plus effet un très bon voisin ! et il a tant de miséricorde et de bonté ! Sans doute, ces âmes s’occupent encore de leurs passe-temps, de leurs affaires, de leurs plaisirs et des bruits du monde ; elles font des chutes, puis elles se relèvent de leurs fautes [2D, 836-837]. »
« Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée. Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité [Ep 4, 23‑24]. »
D) Fuir le mal avec énergie et choisir le bien, parce qu’on se sait aimé de Dieu
D-1) Il faut de l’énergie !
« Qui donc aime la vie et désire les jours où il verra le bonheur ? Garde ta langue du mal et tes lèvres des paroles perfides. Évite le mal, fais ce qui est bien, poursuis la paix, recherche-la. » (Ps 34)
D-2) Découvrir l’amour de Dieu
Mère Teresa
« J’AI SOIF DE TOI. Oui, c’est la seule façon de commencer à décrire mon amour pour toi : J’AI SOIF DE TOI. J’ai soif de t’aimer et d’être aimé par toi. C’est ainsi que tu es précieux pour moi. J’AI SOIF DE TOI. Tu ne dois jamais douter de ma Miséricorde, de la manière dont je t’accepte, de mon désir de te pardonner, de te bénir et de vivre ma vie en toi. J’AI SOIF DE TOI. Ouvre-moi, viens à moi, aie soif de moi, donne-moi ta vie – et je vais te prouver combien tu es important pour mon cœur. […] Il n’y a rien de plus important dans le monde entier que toi.
Tu penses que c’est dur à croire ? Alors, regarde vers la Croix, regarde vers mon Cœur transpercé pour toi. Regarde vers mon Eucharistie. Tu n’as pas compris ma Croix ? Alors, écoute encore une fois ce que j’ai dit sur la Croix : « J’ai soif ! » Oui, j’ai soif de toi. J’ai soif de toi. J’ai cherché quelqu’un pour combler mon amour et je n’ai trouvé personne. Sois celui-ci. J’ai soif de toi – de ton amour. »
E) Ecouter Dieu m’exprimer son amour dans la prière
David Théry
Deux questions pour prolonger
– Quelle est mon image de Dieu ?
– Quel est le péché sur lequel je pourrais travailler ?
Pour prier
– Texte de Mère Teresa
– Isaïe 49, 1-6 :
« 1 Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs !
J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. 2 Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois.
3 Il m’a dit : “Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur.” 4 Et moi, je disais : “Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces.” Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
5 Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
6 Et il dit : “C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.” »
3- Vivre en « bon catho »
A) Les troisièmes Demeures : une vie où Dieu est au centre
A-1) On essaye de mettre toutes les dimensions de sa vie en relation avec Dieu
Pour Thérèse d’Avila, les habitants des troisièmes Demeures « ont un désir ardent de ne point offenser Sa Majesté, elles se tiennent même en garde contre les péchés véniels ; elles s’adonnent à la mortification ; elles ont leurs heures de recueillement ; elles emploient bien leur temps ; elles s’adonnent aux oeuvres de charité envers le prochain ; elles sont pondérées dans leurs paroles, rangées dans leur mise, et quand elles se trouvent à la tête d’une maison, elles la gouvernent avec sagesse. À coup sûr, leur état est digne d’envie [3D 1, 848-849]. »
A-2) L’aide des « bonnes habitudes »
A-3) On peut « démarrer » aux 3e Demeures
B) Au cœur de la vie chrétienne : la prière
B-1) La diversité des formes de prière
B-2) Quelques conseils pour méditer l’Évangile
– Soigner la mise en présence de Dieu au début : choisir un cadre favorable au recueillement, mettre de côté ses préoccupations, faire silence, trouver une position du corps priante et qu’on peut tenir, etc.
– Invoquer l’Esprit Saint : « Personne n’est capable de dire : “Jésus est Seigneur” sinon dans l’Esprit Saint » (1 Co 12, 3). C’est lui qui prie en nous !
– Lire la scène d’Évangile lentement et se l’imaginer : le paysage, les personnages, les paroles, les actions. S’imaginer soi-même dans la scène comme une petite souris… ou comme un disciple, voire comme Jésus ! Parler, interagir…
– Relire lentement le texte, et se laisser toucher par l’une ou l’autre phrase, et alors s’y arrêter autant de temps qu’elle nourrit. Laisser jaillir ce qui monte du cœur.
– Ne pas avoir peur de rester en silence à simplement regarder Jésus, à l’aimer. Ne parlons pas trop pour pouvoir écouter Dieu qui a bien des choses à nous dire (par des inspirations, des images, des idées, des versets bibliques, des sentiments, etc.) !
– On peut aussi repérer un point par paragraphe, et se laisser interpeller de façon plus « méthodique ». On peut également se demander : qu’est-ce que ce texte m’apprend de Jésus ? de l’Église ? des sacrements ? de la prière ? de moi ? de ce que je suis invité à faire ? quel encouragement dans mon épreuve ? que dois-je convertir en moi ? quelle raison de louer le Seigneur ? quelle espérance pour l’avenir et l’éternité ? etc.
– Faire des actes de foi : Jésus, tu es là, même si je ne te sens pas ! Je crois que tu transformes mon cœur, même si j’ai l’impression de perdre mon temps…
– S’il y a des distractions, tout simplement revenir au regard sur Jésus. S’appuyer sur les trois mots : Merci ! Pardon ! S’il te plaît !
– Se sentir libre… c’est un échange d’amitié !
– Toujours rester le temps fixé à l’avance : c’est preuve de bonne volonté pour aimer Jésus.
B-3) Les distractions
« Cette épreuve ayant été tellement pénible pour moi, j’imagine qu’elle le sera peut-être également pour vous ; voilà pourquoi j’en parle ici » (4D 1).
« Plus on veut forcer l’âme, plus on aggrave son état et plus aussi on le prolonge »(Thérèse d’Avila, Chemin, 26). »
Pour Thérèse d’Avila, l’amour ne consiste pas à « goûter le plus grand plaisir, mais [à] avoir la plus forte détermination de désirer toujours contenter Dieu, de chercher, autant que possible, à ne pas l’offenser, de le prier de faire toujours progresser l’honneur et la gloire de son Fils, et de faire grandir l’Église [4D 1, 7]. »
« D’un côté, je voyais toutes les puissances de mon âme absorbées en Dieu et recueillies en Lui ; d’un autre côté, l’imagination se trouvait dans un trouble complet[4D 1]. »
« À la peine qu’ils éprouvent [de leurs distractions] ils verront que ce n’est pas de leur faute. Qu’ils ne se tourmentent donc point, ce qui serait pire. Qu’ils ne se fatiguent pas à remettre à la raison leur entendement qui en est incapable. Qu’ils prient le mieux qu’ils pourront [Chemin, 26]. »
C) Quelques conseils généraux pour coopérer avec la grâce de Dieu
« En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. » (Rm 8, 14)
Deux questions pour prolonger
– Quelle est ma vie de prière ?
– Qu’est-ce que je pourrais mettre en place pour prier plus/mieux ?
Pour prier
Evangile du jour
« 21 Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. […]
24 Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. 25 La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. 26 Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. 27 La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet.” » (Mt 7, 21.24‑27)
4- Traverser les Nuits
A) Les 4e Demeures : un « grain de folie » pour le Seigneur
A-1) Risquer sortir du confort des 3e Demeures
« Quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « […] Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » […] Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? » Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens [Mt 19, 16-22]. »
A-2) Le don de soi
Absolu ; indéterminé ; souvent renouvelé.
B) Les purifications de la nuit des sens (4eD)
B-1) Distinguer sentiments et action de Dieu
« Il faut comprendre que, si l’âme ressent une grande grâce, ou un sentiment, ou une connaissance spirituelle, elle ne doit pas pour autant se persuader que ce qu’elle sent c’est posséder ou voir Dieu clairement. […] Et si toutes ces faveurs sensibles et spirituelles lui manquaient, la laissant en sécheresse, ténèbres et désarroi, l’âme ne doit pas penser pour autant que Dieu lui manque » (Jean de la Croix, Cantique Spirituel B I, 4).
B-2) Les purifications de l’intelligence et de la volonté
« Plus la lumière est claire, plus elle aveugle et obscurcit les yeux du hibou ; et plus on regarde le soleil, plus il cause de ténèbres et éblouit la vue, l’excédant à cause de sa faiblesse. [De même], quand cette lumière divine de contemplation rayonne dans l’âme qui n’est pas encore totalement purifiée, elle lui fait des ténèbres spirituelles : non seulement elle l’excède, mais encore elle l’obscurcit et la prive de l’acte de son intelligence naturelle. » (Jean de la Croix, Nuit Obscure I,5,3)
B-3) La purification de la mémoire
B-4) Trois signes pour distinguer tiédeur et purification divine
1) aridité.
2) si on n’a pas de goût pour Dieu, on n’a pas non plus de goût pour les choses terrestres.
3) on porte en soi le profond désir d’aimer Dieu et de le servir.
C) Conseils pour traverser la nuit
C-1) Lutter contre la tiédeur en se remettant en question.
C-2) Se rappeler que la persévérance est un acte d’amour.
« Mon âme est toujours dans le souterrain mais elle y est bien heureuse, oui heureuse de n’avoir aucune consolation car je trouve qu’alors son amour n’est pas comme l’amour des fiancés de la terre qui regardent toujours aux mains de leur Fiancé pour voir s’il ne leur apporte pas quelques présents, ou bien à leur visage pour y surprendre un sourire d’amour qui les ravit… Mais la pauvre petite fiancée de Jésus sent qu’elle aime Jésus pour Lui seul, et elle ne veut regarder le visage de son bien-aimé que pour y surprendre les larmes qui coulent des yeux qui l’ont ravie par leurs charmes cachés !… Elle veut les essuyer, ces larmes, pour en faire sa parure au jour de ses noces [LT 115]. » (Thérèse de Lisieux)
C-3) Raviver l’amour en faisant mémoire de ce que Jésus a fait pour moi.
C-4) Donner du sens à la souffrance
« Tout sarment qui porte du fruit, [le Père] le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage » (Jn 15, 1‑8).
C-5) Se rappeler que la prière est la plus grande activité.
« Un savant a dit : « Donnez-moi un levier, un point d’appui, et je soulèverai le monde. » Ce qu’Archimède n’a pu obtenir, parce que sa demande ne s’adressait point à Dieu et qu’elle n’était faite qu’au point de vue matériel, les Saints l’ont obtenu dans toute sa plénitude. Le Tout-Puissant leur a donné pour point d’appui : Lui-même et Lui seul ; pour levier : L’oraison, qui embrase d’un feu d’amour, et c’est ainsi qu’ils ont soulevé le monde ; c’est ainsi que les Saints encore militants le soulèvent et que, jusqu’à la fin du monde, les Saints à venir le soulèveront aussi [Ms C, 36r°-v°]. »
C-6) Entrer dans la petite voie d’enfance spirituelle de Thérèse de Lisieux.
« Pour aimer Jésus, être sa victime d’amour, plus on est faible, sans désirs, ni vertus, plus on est propre aux opérations de cet Amour consumant et transformant… Le seul désir d’être victime suffit, mais il faut consentir à rester pauvre et sans force et voilà le difficile. […] Restons donc bien loin de tout ce qui brille, aimons notre petitesse, aimons à ne rien sentir, alors nous serons pauvres d’esprit et Jésus viendra nous chercher, si loin que nous soyons il nous transformera en flammes d’amour… […] C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour… [LT 197]. »
« Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. […] Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Éternelle : « Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. » (Pr 9, 4) […] J’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux ! » (Is 66, 13.12) Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus [Ms C, 2v°-3r°]. »
C-7) Rester dans l’espérance : c’est très beau après !
C-8) Lire la parabole du petit oiseau de Thérèse de Lisieux
« Moi je me considère comme un faible petit oiseau couvert seulement d’un léger duvet, je ne suis pas un aigle j’en ai simplement les yeux et le coeurcar malgré ma petitesse extrême j’ose fixer le Soleil Divin, le Soleil de l’Amour et mon coeur sent en lui toutes les aspirations de l’Aigle… […] Hélas! tout ce qu’il peut faire, c’est soulever ses petites ailes, mais s’envoler, cela n’est pas en son petit pouvoir!
Que va-t-il devenir? mourir de chagrin se voyant aussi impuissant?… Oh non! le petit oiseau ne va pas même s’affliger. Avec un audacieux abandon, il veut rester à fixer son Divin Soleil ; rien ne saurait l’effrayer, ni le vent ni la pluie et si de sombres nuages viennent à cacher l’Astre d’Amour, le petit oiseau ne change pas de place, il sait que par-delà les nuages son Soleil brille toujours, que son éclat ne saurait s’éclipser un seul instant. […]
Tu le sais aussi, souvent, l’imparfaite petite créature tout en restant à sa place (c’est-à-dire sous les rayons du Soleil,) se laisse un peu distraire de son unique occupation, elle prend une petite graine à droite et à gauche, court après un petit ver… puis rencontrant une petite flaque d’eau elle mouille ses plumes à peine formées, elle voit une fleur qui lui plaît, alors son petit esprit s’occupe de cette fleur… enfin ne pouvant planer comme les aigles, le pauvre petit oiseau s’occupe encore des bagatelles de la terre.
Cependant après tous ses méfaits, au lieu d’aller se cacher dans un coin pour pleurer sa misère et mourir de repentir, le petit oiseau se tourne vers son Bien-Aimé Soleil, il présente à ses rayons bienfaisants ses petites ailes mouillées, il gémit comme l’hirondelle et dans son doux chant il confie, il raconte en détail ses infidélités pensant dans son téméraire abandon acquérir ainsi plus d’empire, attirer plus pleinement l’amour de Celui qui n’est pas venu appeler les justes mais les pécheurs… […]
O Jésus! que ton petit oiseau est heureux d’être faible et petit, que deviendrait-il s’il était grand?… Jamais il n’aurait l’audace de paraître en ta présence […]
O Verbe Divin, c’est toi l’Aigle adoré que j’aime et qui m’attire, c’est toi qui t’élançant vers la terre d’exil as voulu souffrir et mourir afin d’attirer les âmes jusqu’au sein de l’Éternel Foyer de la Trinité Bienheureuse […], c’est toi qui restes encore dans la vallée des larmes, caché sous l’apparence d’une blanche hostie… Aigle Éternel, tu veux me nourrir de ta divine substance, moi, pauvre petit être, qui rentrerais dans le néant si ton divin regard ne me donnait la vie à chaque instant… O Jésus! laisse-moi dans l’excès de ma reconnaissance, laisse-moi te dire que ton amour va jusqu’à la folie… Comment veux-tu devant cette Folie, que mon coeur ne s’élance pas vers toi? Comment ma confiance aurait-elle des bornes… […]
Aussi longtemps que tu le voudras, ô mon Bien Aimé, ton petit oiseau restera sans forces et sans ailes, toujours il demeurera les yeux fixés sur toi, il veut être fasciné par ton regard divin, il veut devenir la proie de ton Amour… Un jour, j’en ai l’espoir, Aigle Adoré, tu viendras chercher ton petit oiseau, et remontant avec lui au Foyer de l’Amour, tu le plongeras pour l’éternité dans le brûlant Abîme de Cet Amour auquel il s’est offert en victime. » (Ms B)
Deux questions pour prolonger
– Quel est le « grain de folie » que Jésus me demande ?
– Est-ce que j’aime Dieu pour lui-même ou pour les cadeaux qu’il me fait ?
Pour prier
« 27 Tandis que Jésus s’en allait, deux aveugles le suivirent, en criant : “Prends pitié de nous, fils de David !” 28 Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : “Croyez-vous que je peux faire cela ?” Ils lui répondirent : “Oui, Seigneur.” 29 Alors il leur toucha les yeux, en disant : “Que tout se passe pour vous selon votre foi !” 30 Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : “Attention ! que personne ne le sache !” 31 Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région. » (Mt 9, 27‑31)
5- Vers les sommets
A) Les 5e Demeures : un épanouissement global
« En nous prédestinant à être ses enfants adoptifs dans le Christ (voir Ep 1, 5), Dieu nous y a placés en un membre de son corps mystique pour y publier une vertu particulière du Christ (voir 1 P 2, 9) et y remplir une fonction de son sacerdoce [JVVD, p. 661 ; voir Ep 2, 10 ; 4, 7 ; Jr 1, 5]. »
« C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions. » (Ep 2, 10)
B) Les 6e Demeures
B-1) Une Nuit radicale
B-2) Souffrir avec Jésus
« Souffrons avec amertume, sans courage !… Jésus a souffert avec tristesse ! Sans tristesse est-ce que l’âme souffrirait !… Et nous voudrions souffrir généreusement, grandement !… Céline ! Quelle illusion !… » (LT 89)
« “Les martyrs ont souffert avec joie et le Roi des Martyrs a souffert avec tristesse.” Oui Jésus a dit : “Mon Père, éloignez de moi ce calice” » (LT 197).
« Je souffre beaucoup, mais est-ce que je souffre bien ? Voilà ce qui est important ! » (CJ 18.8.1)
« Maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église [Col 1, 24]. »
« Jésus a pour nous un amour si incompréhensible qu’Il veut que nous ayons part avec lui au salut des âmes. Il ne veut rien faire sans nous. […] Notre mission comme Carmélites est de former des ouvriers évangéliques qui sauveront des milliers d’âmes dont nous serons les mères… [LT 135]. »
B-3) La fécondité spirituelle
« Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, s’allumaient en moi les plus ardents désirs de contribuer au salut de quelques âmes. Il me semblait souvent que j’étais comme une personne qui, ayant un riche trésor en réserve et voulant en faire part à tout le monde, se trouverait les mains liées, sans pouvoir le distribuer. […] Je ne cessais de travailler à la gloire de Dieu par mes pauvres prières et je portais les Sœurs à faire de même. Je stimulais leur zèle pour le salut des âmes et l’augmentation de l’Église. […] C’est de la sorte que je contentais les vifs désirs dont j’étais embrasée [Fondations, 1, 1074]. »
B-4) L’accomplissement du baptême et de la confirmation
« Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts [Rm 6, 3‑5 ; voir Col 2, 12-13]. »
« Au baptême nous sommes purifiés, à la confirmation nous sommes confirmés pour la lutte » (Fauste de Riez)
C) Les 7e Demeures
C-1) Une union dans la paix… qui ne signifie pas une absence de combat !
« Représentez-vous un roi dans son palais. Malgré les guerres nombreuses et les multiples chagrins qu’il a dans son royaume, il ne laisse pas d’être dans son palais. Ainsi en est-il de l’âme […]. Si le bruit qu’elle entend lui cause quelque peine, il ne saurait toutefois la troubler elle-même ou lui enlever la paix [7D 2, 1041]. »
Il est sur cette terre
Un arbre merveilleux
Sa racine, ô mystère !
Se trouve dans les Cieux… […]
De cet Arbre ineffable
L’Amour voilà le nom,
Et son fruit délectable
S’appelle L’Abandon. […]
Il me donne en ce monde
Un océan de paix
En cette paix profonde
Je repose à jamais… […]
Non, rien ne m’inquiète
Rien ne peut me troubler
Plus haut que l’alouette
Mon âme sait voler [PN 52].
« [Ces âmes] n’ont aucune amertume contre ceux qui leur font ou leur souhaitent du mal » (7D 3, 1043).
C-2) Conseils pour la paix intérieure
1)- Dieu est paix, il habite la paix.
– Dieu nous donne sa paix : c’est une grâce : à demander !
– La paix se conquiert aussi par nos efforts : ai-je envie de sortir de la cage de mes troubles ?
2)- Fuir les lieux de trouble (en particulier les infos)
– Lutter pour accéder à la paix, il faut souvent renoncer à quelque chose auquel on tient : perfection, imaginaire, maîtrise, compréhension, etc.
– Et remplacer par du positif (louange)
3)- Le pardon : ce n’est pas nier mal ni oublier, mais un acte de liberté : je décide de ne plus me laisser emprisonner par mes pensées pour avancer dans la vie.
– La vraie source et fondement de la paix : Dieu m’aime et je lui fais confiance
Dieu comme rocher : comme un enfant dans les bras de ses parents : il peut s’endormir alors que l’orage gronde et qu’on est dans une tempête
– Un chemin, faut du temps
D) L’exemple de Louis et Zélie Martin
Deux questions pour prolonger
– Comment est-ce que je vis mes souffrances ? Quel sens est-ce que je leur donne ?
– Qu’est-ce qui trouble ma paix intérieure ? Que puis-je faire pour y travailler ?