Définition de la prière par sainte Thérèse d’Avila
« La prière n’est, à mon avis, qu’un échange intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé » (Thérèse d’Avila, Vie, chap. 8).
1. Dieu nous aime
Mère Teresa :
« J’AI SOIF DE TOI (cf. Jn 19, 28). Oui, c’est la seule façon de commencer à décrire mon amour pour toi : J’AI SOIF DE TOI. J’ai soif de t’aimer et d’être aimé par toi. C’est ainsi que tu es précieux pour moi. J’AI SOIF DE TOI. Tu ne dois jamais douter de ma Miséricorde, de la manière dont je t’accepte, de mon désir de te pardonner, de te bénir et de vivre ma vie en toi. J’AI SOIF DE TOI. Ouvre-moi, viens à moi, aie soif de moi, donne-moi ta vie – et je vais te prouver combien tu es important pour mon cœur. […] Il n’y a rien de plus important dans le monde entier que toi.
Tu penses que c’est dur à croire ? Alors, regarde vers la Croix, regarde vers mon Cœur transpercé pour toi. Regarde vers mon Eucharistie. Tu n’as pas compris ma Croix ? Alors, écoute encore une fois ce que j’ai dit sur la Croix : « J’ai soif ! » Oui, j’ai soif de toi. J’ai soif de toi. J’ai cherché quelqu’un pour combler mon amour et je n’ai trouvé personne. Sois celui-ci. J’ai soif de toi – de ton amour. »
2. Répondre à l’amour de Dieu
Raymond Devos :
« J’ai lu quelque part : « Dieu existe, je l’ai rencontré ! »
Ça alors ! Ça m’étonne !
Que Dieu existe, la question ne se pose pas ! Mais que quelqu’un l’ait rencontré avant moi, voilà qui me surprend !
Parce que j’ai eu le privilège de rencontrer Dieu juste à un moment où je doutais de lui !
Dans un petit village de Lozère abandonné des hommes, il n’y avait plus personne.
Et en passant devant la vieille église, poussé par je ne sais quel instinct, je suis rentré…
Et, là, ébloui…par une lumière intense…insoutenable !
C’était Dieu…Dieu en personne, Dieu qui priait !
Je me suis dit : « qui prie-t-il ? Il ne se prie pas lui-même ? Pas lui ? Pas Dieu ? »
Non ! Il priait l’homme ! Il me priait moi ! Il doutait de moi comme j’avais douté de lui !
Il disait : Ô homme ! si tu existes, un signe de toi !
J’ai dit : Mon Dieu, je suis là !
Il dit : Miracle ! Une humaine apparition !
Je lui ai dit : Mais mon Dieu…comment pouvez-vous douter de l’existence de l’homme, puisque c’est vous qui l’avez créé ?
Il m’a dit : Oui…mais il y a si longtemps que je n’en ai pas vu dans mon église…que je me demandais si ce n’étais pas une vue de l’esprit !
Je lui ai dit : Vous voilà rassuré, Mon Dieu !
Il m’a dit : Oui ! Je vais pouvoir leur dire là-haut : « L’homme existe, je l’ai rencontré ! » »
Ecouter Dieu
Lien vers le site de David Théry : 21 jours à l’écoute de Dieu, d’où est tiré l’audio diffusé (jour 1)
3. Concrètement dans la vie quotidienne
Texte de Thérèse d’Avila
« Tâchez, mes filles, puisque vous êtes seules, de trouver une compagnie. En est-il de meilleure que celle du Maître [Jésus] qui a enseigné la prière que vous allez faire? Représentez-vous le Seigneur lui-même auprès de vous, et considérez avec quel amour et quelle humilité il vous instruit; et croyez-moi, autant que vous le pourrez, ne vous écartez jamais d’un si bon ami. Si vous vous accoutumez à l’attirer près de vous, s’il voit que vous l’appelez avec amour et que vous ne vivez que pour le satisfaire, vous n’arriverez pas, comme on dit, à vous en débarrasser. […] Considérez qu’Il n’attend que cela : que nous le regardions.
[…] Si vous êtes joyeuse, considérez-le ressuscité, rien qu’à imaginer comment il est sorti du sépulcre vous serez comblée de joie. Dans quelle clarté! dans quelle beauté! […]
Si vous êtes dans l’épreuve, ou triste, considérez-le en route vers le jardin des oliviers; quelle profonde affliction dans son âme, puisque Lui, l’endurance même, il l’exprime et s’en plaint » (Thérèse d’Avila, Chemin, ch. 26).
Prier avec un texte d’Evangile :
– Soigner la mise en présence de Dieu au début : choisir un cadre favorable au recueillement, mettre de côté ses préoccupations, faire silence, trouver une position du corps priante et qu’on peut tenir, etc.
– Invoquer l’Esprit Saint : « Personne n’est capable de dire : “Jésus est Seigneur” sinon dans l’Esprit Saint. » (1 Co 12, 3). C’est lui qui prie en nous !
– Lire la scène d’Évangile lentement et se l‘imaginer: le paysage, les personnages, les paroles, les actions. S’imaginer soi-même dans la scène comme une petite souris… ou comme un disciple, voire comme Jésus ! Parler, interagir…
– Relire lentement le texte, et se laisser toucher par l’une ou l’autre phrase, et alors s’y arrêter autant de temps qu’elle me nourrit. Laisser jaillir ce qui monte du cœur.
– Ne pas avoir peur de rester en silence à simplement regarder Jésus, à l’aimer. Ne parlons pas trop pour pouvoir écouter Dieu qui a bien des choses à nous dire (par des inspirations, des images, des idées, des versets bibliques, des sentiments, etc.) !
« Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » (Mt 6, 6)