Le sacrement de confession

Se confesser : une pratique démodée et culpabilisante…
…ou plutôt l’expérience libératrice de la miséricorde infinie de Dieu?

Dans cet enseignement, nous vous proposons de redécouvrir la beauté de ce sacrement du pardon

Enseignement sur la confession

Voici les citations et le plan de la conférence :

            « 19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : “La paix soit avec vous !” 20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : “La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.” 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : “Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.” » (Jn 20, 19‑23)

1) L’histoire du sacrement de confession et ses effets

Le péché originel et le salut par le baptême et la foi

            « 12 Nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. […] 14  depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam.[…]

            15 Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.

            […] là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé. [6] Que dire alors ? Allons-nous demeurer dans le péché pour que la grâce se multiplie ? Pas du tout. Puisque nous sommes morts au péché, comment pourrions-nous vivre encore dans le péché ?

            Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.

            […] 10 Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant. 11 De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

            12 Il ne faut donc pas que le péché règne dans votre corps mortel et vous fasse obéir à ses désirs. » (Rm 5, 12 – 6, 14)

            « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. » (Mc 16, 16)

Un second pardon est-il encore possible après le baptême ?

            « Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour. » (Ep 1, 4)

            « Une fois que l’on a reçu la lumière, goûté au don du ciel, que l’on a eu part à l’Esprit Saint, que l’on a goûté la parole excellente de Dieu, ainsi que les puissances du monde à venir, si l’on retombe, il est impossible d’être amené à une nouvelle conversion, alors que soi-même, on crucifie de nouveau le Fils de Dieu et on le tourne en dérision. » (He 6, 4‑6)

            Le Pasteur d’Hermas (IIe s.)

            La pénitence publique (époque patristique)

            Les moines irlandais (VIIe s.)

Les effets de la confession

CEC 1496 : Les effets spirituels du sacrement de Pénitence sont :

– la réconciliation avec Dieu par laquelle le pénitent recouvre la grâce,

– la réconciliation avec l’Église ;

– la remise de la peine éternelle [= enfer] encourue par les péchés mortels ;

– la remise, au moins en partie, des peines temporelles, suites du péché ;

– la paix et la sérénité de la conscience, et la consolation spirituelle ;

– l’accroissement des forces spirituelles pour le combat chrétien.

2) Les différentes parties de ce sacrement

1) La contrition (le regret des péchés)

2) La confession (l’aveu au prêtre)

3) L’absolution (le pardon)

4) La satisfaction (l’effectuation de la pénitence)

3) Quelques clefs pour vivre ce sacrement

L’humilité d’aller trouver un prêtre qui pardonne au nom de Jésus

            « En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison.” Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes » (Mt 9, 5‑8).

            « 22 Jésus souffla sur eux et il leur dit : “Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus” » (Jn 20, 22‑23).

            « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux” » (Mt 16, 19).

Joie dans le Ciel ! Faire la joie de Dieu

            « Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Lc 15, 7)

Affinement de l’amour et progrès spirituel

            Jn 20 : « Pierre, m’aimes-tu ? »