
L’Eucharistie : Jésus présent dans son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité…
Quel mystère!
Dans cette vidéo, nous présentons d’abord ce qu’est le Saint-Sacrement, puis nous essayerons de l’illustrer à partir de miracles eucharistiques, à la suite du jeune Carlo Acutis : Lanciano, Buenos Aires, Lourdes, Avignon, Faverney, Chirattakonam, Tumaco, Le Morne-Rouge…
En dessous, nous ajouterons la feuille de route distribuée lors de la conférence et d’autres textes.
1) Résumé théologique
L’Eucharistie actualise le mystère pascal
Jésus le Jeudi Saint a anticipé le don de sa vie qu’il réalise le Vendredi Saint sur la Croix en livrant son corps et en versant son sang en sacrifice pour le pardon de nos péchés.
A chaque messe, le prêtre prononce les paroles que Jésus a demandé à ses apôtres de redire « en mémoire de [lui] » (Lc 22, 19). Ces paroles de la consécration convertissent le pain et le vin en Corps livré et Sang versé de Jésus : le sacrifice du Vendredi Saint est actualisé, rendu présent. Ce Corps et ce Sang sont vivants : Jésus est ressuscité.
Ce sacrifice du Christ devient celui de toute l’Eglise qui s’offre elle-même (sacerdoce baptismal, cf. Rm 12, 1 ; 1 P 2, 5) en offrant Jésus au Père.
La transsubstantiation : pain et vin deviennent Corps et Sang, Âme et Divinité de Jésus
Lorsque le prêtre, seul ministre de ce sacrement avec l’évêque, prononce les paroles de la consécration, les espèces du pain et du vin sont converties en Corps et Sang de Jésus : c’est la transsubstantiation. Ce n’est plus du pain, ce n’est plus du vin, les substances-mêmes du pain et du vin disparaissent, converties en Corps et Sang du Christ. Ce n’est pas un symbole, c’est une conversion réelle, même si les apparences (appelées « accidents » en philosophie) sont inchangées.
On appelle ce mystère de foi la « Présence Réelle » : Jésus est présent, vraiment, réellement et substantiellement, mais de façon voilée, avec son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité.
Même si les espèces sont distinctes et peuvent être fractionnées, c’est toujours Jésus tout entier, Corps et Sang, avec son Âme et sa Divinité, qui est reçu.
Les effets de l’Eucharistie
Un sacrement est une réalité surnaturelle (res) qui agit efficacement en nous par un signe (sacramentum). Les espèces du pain et du vin (sacramentum) deviennent avec les paroles de la consécration prononcées par un prêtre le Corps du Christ. Cette Présence réelle (res et sacramentum) reçue en communion communique principalement deux réalités divines (res) :
– L’Eucharistie construit l’unité de l’Eglise, Corps du Christ, dans la charité.
De même que les grains de blé moulus et pétris ensemble forment un seul morceau de pain, les communiants sont unis entre eux et avec le Christ par la charité qu’il communique (1Co 10, 17). C’est par excellence le sacrement qui unit les époux au quotidien.
– L’Eucharistie nourrit notre âme.
Nous avons besoin d’une nourriture spirituelle pour notre âme, de même que pain et vin nourrissent notre corps. Notre âme a d’autant plus besoin d’être fortifiée pour affronter les difficultés de la vie et le combat spirituel qu’elle est faible. Cependant, il est nécessaire de se confesser avant de communier si l’on a commis un péché grave, afin que cette nourriture spirituelle soit profitable et ne devienne pas « notre condamnation » (1 Co 11, 27-29).
Pour aller plus loin
Journet, C., Entretiens sur l’Eucharistie, Parole et Silence.
Joseph Ratzinger – Benoît XVI, Jésus de Nazareth II, Rocher, 2001, chap. 5.
Lubac, H. (de), Corpus Mysticum, Aubier, 1944.
2) Miracles manifestant la transsubstantiation
http://www.miracolieucaristici.org/
Lanciano (Italie, vers 750)
Résultat des analyses de 1970, 1971 et 1981 :
-Le spécimen “Chair” de l’Eucharistie est composé de tissus musculaires d’un cœur humain.
-Le spécimen “Sang” de l’Eucharistie est indubitablement du sang humain, de groupe AB.
-Le diagramme de ce “Sang” correspond à celui d’un sang humain frais, vivant. Les protéines contenues dans le Sang sont normalement réparties, dans un rapport de pourcentage identique à celui du schéma séroprotéique du sang frais normal.
-La préservation de la Chair et du Sang pendant douze siècles, sans le moindre moyen quelconque de conservation, reste un phénomène scientifiquement inexplicable.
-Une fois liquéfié, le Sang garde toutes ses propriétés chimiques et physiques sans se détériorer sous une forme quelconque. Pourtant, normalement, quinze minutes après l’extraction d’un sang humain ordinaire, toutes les activités biologiques périssent irrémédiablement.
Buenos Aires (Argentine, 1996)
Comme Lanciano, avec en plus :
-Test à l’aveugle (sans savoir la provenance de l’échantillon
-« Le muscle cardiaque est dans un état d’inflammation et contient un nombre important de globules blancs. Le cœur était vivant étant donné que les globules blancs meurent en dehors d’un organisme vivant.-
-« Par ailleurs, ces globules blancs avaient pénétré les tissus, ce qui indique d’autant plus que le cœur avait été soumis à un stress intense, comme si son propriétaire avait été battu sévèrement au niveau de la poitrine. »
-« Les cellules de l’échantillon étaient en mouvement et pulsaient. »
3) Miracles manifestant la puissance divine : Jésus est présent et il est Dieu
Jésus n’est pas qu’un homme ! Il est vrai Dieu et vrai, homme, il est Dieu fait homme. Sa puissance est donc divine : cf. miracles dans Bible, jusqu’à ressusciter un mort de 4 jours qui se décomposait. Et aussi tempête apaisée : commande aux éléments.
Beaucoup de miracles, en particulier :
– des guérisons (Lourdes, La Rochelle [1461]) des lévitations (Douai [1254, hostie conservée], Paris [1290]),
– le fait d’être préservé lors d’un incendie (Faverney [1608, hostie conservée], Pressac [1643, calice conservé])
-et des phénomènes extraordinaires comme de la lumière, un poids énorme qui rend l’hostie non-déplaçable (Bettbrunn 1125),
– adoration d’animaux (Glotowo en Pologne),
– les eaux d’une crue qui se séparent (Avignon, chapelle des Pénitents Gris [1433], Canosio [Italie 1630]), Sainte Germaine de Pibrac [1589] qui traverse une rivière à pied sec pour aller à la messe
– incendie arrêté (Dronero [Italie 1630])
-conservation des hosties sans corruption pendant des siècles (cf. Lanciano),
-des apparitions de Jésus (Douai [1254, hostie conservée], Les Hulmes [1668], Bordeaux [1822]) etc.
Avignon (France, 1433)
Les eaux d’une crue qui se séparent
Lourdes (France, 1999)
L’Hostie lévite à 2cm de la patène depuis l’épiclèse jusqu’à la doxologie.
Tumaco (Colombie, 1906)
Un raz de marée épargne l’île suite à une procession procession de toute paroisse avec le curé.
Le Morne-Rouge (France, Martinique, 1902)
Village épargné par une nuée ardente volcanique… qui a pourtant détruit la ville de Saint-Pierre à 5 Km. Prière fervent de toute la paroisse
4) « Ne pas manger sa propre condamnation »
« 27 Et celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur. 28 On doit donc s’examiner soi-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe. 29 Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s’il ne discerne pas le corps du Seigneur. » (1 Co 11, 27‑29)
Ne pas communier en état de péché grave! Cf les Dix Commandements.
L’Eglise demande que les fidèles soient à genoux pendant consécration[1] et aient un geste de vénération avant de communier[2]. Il ne faut ni manger ni boire une heure avant de communier[3].
[1] PGMR 2002 n°43 : « Ils s´agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé, l´exiguïté des lieux ou le grand nombre des participants ou d´autres justes raisons ne s´y opposent. Ceux qui ne s’agenouillent pas pour la consécration feront une inclination profonde pendant que le prêtre fait la génuflexion après la consécration. […] Là où il est de coutume que le peuple demeure à genoux depuis la fin du Sanctus jusqu’à la fin de la Prière eucharistique, et avant la communion quand le prêtre dit Ecce Agnus Dei (Voici l’Agneau de Dieu), il sera bon de conserver cette coutume. »
[2] PGMR 2002 : n°« 160. […] Il n’est pas permis aux fidèles de prendre eux-mêmes le pain consacré ou le calice, encore moins de se le transmettre de main en main. Les fidèles communient à genoux ou debout, selon ce qu’aura établi la Conférence des évêques. Quand ils communient debout, il leur est recommandé, avant de recevoir le Sacrement, de faire un geste de vénération approprié, que la Conférence des évêques aura établi. »
[3] « Can. 919 – § 1. Qui va recevoir la très sainte Eucharistie s’abstiendra, au moins une heure avant la sainte communion, de prendre tout aliment et boisson, à l’exception seulement de l’eau et des médicaments. »
INVERSEMENT : l’offrande d’une ou plusieurs messes délivre du purgatoire :
- Montserrat
- Sainte Thérèse d’Avile : une âme est délivrée du purgatoire lors de la première messe célébrée dans le monastère de Valladolid (Fondations chap 10)
5) Adorer
Que personne ne mange cette chair sans d’abord l’adorer ; … nous pécherions si nous ne l’adorions pas
Saint-Augustin, Enarrationes in Psalmos 98
Chirattakonam (Inde, 2001)
Témoignage du curé P. Johnson Karoor
« Pour le bénéfice des croyants, je voudrais décrire comment un visage humain – censé être le visage de Jésus-Christ, est apparu dans la Sainte Eucharistie placée dans l’ostensoir pour adoration sur l’autel de l’église catholique de rite syro-malankar Sainte-Marie, à Chirattakonam, archidiocèse de Trivandrum.
Le 28 avril 2001, nous avons célébré la prière de la neuvaine à saint Jude dans l’église paroissiale de Chirattakonam comme d’habitude. Vers 8h49, j’ai exposé la Sainte Eucharistie dans l’ostensoir et nous avons commencé l’adoration. Pendant l’adoration, j’ai vu trois points sur la sainte Eucharistie. J’ai arrêté de réciter les prières et comme par une sorte d’inspiration intérieure, je me suis contenté de regarder l’Eucharistie. La prière de la neuvaine étant terminée, j’ai donné aux fidèles la bénédiction eucharistique. Puis j’ai attiré l’attention des fidèles sur l’ostensoir et ils ont témoigné avoir vu trois points sur l’Eucharistie. J’ai demandé aux fidèles de rester en prière et j’ai gardé la Sainte Eucharistie dans le tabernacle.
J’ai célébré la Sainte Messe le lundi 30 Avril, et le lendemain je suis parti pour Trivandrum. Après le retour de Trivandrum samedi matin 5 Mai 2001, j’ai ouvert l’église pour le service liturgique. Je me suis revêtu des ornements liturgiques et j’ai ouvert le tabernacle. Immédiatement, j’ai remarqué la figure d’un visage humain de couleur jaune dans l’Eucharistie. Je ne savais pas quoi faire. Je suis resté là quelques secondes. J’ai demandé aux fidèles de s’agenouiller et de prier. Je pensais que c’était quelque chose que j’étais seul à vivre. J’ai gardé la sainte Eucharistie dans l’ostensoir et j’ai demandé au serviteur de masse s’il avait vu quelque chose dans l’Eucharistie. « Je vois un visage », dit-il. J’ai vu les fidèles regarder attentivement l’ostensoir en observant la silhouette. Nous avons commencé l’adoration. Pendant l’adoration, nous avons vu la figure s’éclaircir. Je n’avais pas la force de parler aux fidèles. Je suis resté quelque temps à l’écart. Je ne pouvais pas contrôler mes larmes.
Nous avions l’habitude de lire l’Écriture et d’y réfléchir pendant l’adoration. Le passage que j’ai obtenu ce jour-là en ouvrant la Bible était Jean 20 : 24-29 – Jésus apparaissant à saint Thomas et lui demandant de voir ses blessures. Bien que j’aie lu le passage, je n’ai pas pu prononcer d’homélie. Je dis quelques mots et je conclus. Comme je devais aller à la messe à la paroisse voisine à Kokkodu, j’ai appelé un photographe et lui ai demandé de prendre une photo de la sainte Eucharistie avec un visage humain dessus. Après quelque temps, nous avons pris une autre photo, puis une troisième. En deux heures, les photos ont été développées et imprimées. Dans tous les trois photos, il y avait une nette différence en termes de clarté de la figure. Le chiffre devenait de plus en plus clair. Depuis lors, de nombreuses personnes viennent à l’église et adorent la sainte Eucharistie, qui a été conservée dans l’ostensoir de l’autel, le sanctuaire de l’église. »
Clarification donnée par
Son Excellence l’archevêque Cyril Mar Baselios,
sur l’événement eucharistique
dans l’église catholique St. Mary’s Malankara, Chirattakonam
« Mes chers frères et sœurs en Jésus-Christ,
Alors que nous assistons tous à ce signe extraordinaire manifesté dans la Sainte Eucharistie, placé dans l’ostensoir de notre autel pour l’adoration, je pense devoir vous donner quelques indications pour mieux comprendre ce signe unique.
L’Église catholique croit et enseigne que Notre Seigneur Jésus-Christ est réellement présent dans la Sainte Eucharistie. Depuis l’Institution de la Sainte Eucharistie par Notre-Seigneur lors de sa dernière Cène, l’Église s’accroche à cette foi en l’Eucharistie et la pratique dans la célébration eucharistique liturgique. L’Église catholique croit que la présence de Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie est réelle mais sacramentelle. Ainsi, sa présence se fait à travers les espèces du Pain et du Vin dont la substance est convertie en son Corps et son Sang, ce que nous croyons sur la base des propres paroles et actions de Jésus lors de sa Dernière Cène. C’est pourquoi nous croyons que Notre Seigneur Jésus-Christ est réellement présent dans la Sainte Eucharistie. En fait, ce n’est pas une foi nouvelle dans l’Église, mais c’est une foi qui a été tenue et pratiquée dès le début de l’Église,
Puisque la présence de Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie est sacramentelle, bien que réelle, il n’est pas possible pour nos sens de l’expérimenter. Mais c’est possible pour le Seigneur, s’il le veut; se rendre sensiblement présent à nous par des signes perceptibles par nos sens. De nombreux exemples de cette vérité sont cités dans les évangiles à propos de ses apparitions aux disciples après sa résurrection, qui devaient encore être confirmées par le Seigneur ressuscité. Mais il est à noter que la foi de l’Église en la Présence de Notre-Seigneur dans la Sainte Eucharistie n’est basée sur aucun signe extraordinaire qui pourrait se manifester par la propre sollicitude providentielle de Dieu pour son peuple, ni par la condition que de tels signes nous soient donnés. Au contraire, notre foi en la présence eucharistique de Notre-Seigneur se fonde sur sa propre parole lors de sa dernière Cène.
C’est dans ce contexte que nous devons accepter et comprendre ce grand signe eucharistique dont nous, tous ceux qui sont ici, sommes témoins. Nous le voyons tous personnellement et clairement. À la lumière de notre foi que Notre Seigneur Jésus-Christ et personne d’autre n’est présent dans l’Eucharistie, nous concluons que la figure du visage humain que nous voyons ici dans l’Eucharistie doit être le visage de Notre Seigneur Jésus-Christ. De notre côté, nous nous accrochons fermement et avec une profonde conviction à notre foi eucharistique. Au cas où quelqu’un essaierait d’expliquer ce phénomène pour tout autre motif raisonnable, nous ne condamnons pas l’effort. Mais si nous ne pouvons trouver aucun moyen humain actif dans l’événement, il serait raisonnable et sage de croire que Notre-Seigneur nous a donné un signe sacramentel spécial par une intervention spéciale.
Pour nous croyants, ce que nous avons vu est quelque chose auquel nous avons toujours cru. Notre véritable attention doit maintenant se concentrer sur la question de savoir pourquoi Notre-Seigneur nous donne ce signe unique et extraordinaire. Nous devons réfléchir dans la prière à la signification de ce symbole sacré. Si Notre-Seigneur nous parle en nous donnant un signe, il a certainement besoin d’une réponse de notre part. Pendant que nous prions tous ensemble et cherchons une réponse, offrons nos actions de grâces à Notre-Seigneur et adorons-le avec dévotion pour sa bienveillance et son amour pour nous. »